Projet Kawsara, 'Quatre C' : Les confidences de Khalifa Sall au patronat

Publié le par Actions Concrètes ak Khalifa SALL

Le maire de la Ville de Dakar a révélé que depuis peu l’arme de la corruption et de la persuasion a été sortie pour amadouer les populations de Reubeuss ainsi que des autorités politiques et religieuses. Objectif : maintenir le projet Kawsara.

Devant le patronat, le maire de la Ville de Dakar a affirmé que l’arme de la corruption et de la persuasion pour faire adhérer les populations et les autorités politiques et religieuses au projet Kawsara est sortie du fourreau. ‘Nous avons rencontré les Chinois. Nous leur avons dit que leur projet est bon et il est attractif. Nous leur avons demandé cependant de le mettre ailleurs. Mais aujourd’hui, c’est la grosse artillerie qui est sortie en matière de persuasion et de corruption. Les populations de Reubeuss et des autorités politiques sont … (il ne termine pas la phrase, Ndlr). Et même une autorité religieuse très influente nous dit que si vous voulez nous faire plaisir, il faut qu’on laisse passer le projet Kawsara. Et ces propos sont contenus dans une lettre officielle’, a révélé Khalifa Sall devant les membres du Conseil national du patronat (Cnp) qui l’ont reçu à leur siège.

Devant le patronat, le maire de la Ville de Dakar a affirmé que l’arme de la corruption et de la persuasion pour faire adhérer les populations et les autorités politiques et religieuses au projet Kawsara est sortie du fourreau. ‘Nous avons rencontré les Chinois. Nous leur avons dit que leur projet est bon et il est attractif. Nous leur avons demandé cependant de le mettre ailleurs. Mais aujourd’hui, c’est la grosse artillerie qui est sortie en matière de persuasion et de corruption. Les populations de Reubeuss et des autorités politiques sont … (il ne termine pas la phrase, Ndlr). Et même une autorité religieuse très influente nous dit que si vous voulez nous faire plaisir, il faut qu’on laisse passer le projet Kawsara. Et ces propos sont contenus dans une lettre officielle’, a révélé Khalifa Sall devant les membres du Conseil national du patronat (Cnp) qui l’ont reçu à leur siège.

Un avis que Khalifa Sall partage avec lui. ‘C’est vrai parce que 22 000 m2, vous le mettez dans n’importe quelle banque, vous avez des financements pour faire des tours’, a-t-il confirmé. M. Agne de reprendre de nouveau la parole. ‘Ou bien, il faut qu’il y ait une ouverture, c’est-à-dire une petite implication des acteurs privés sénégalais’, a-t-il dit. Khalifa Sall de reprendre la parole. ‘Le problème, c’est qu’il n’y a plus d’infrastructures sportives dans le Plateau. Deuxièmement, il n’y a pas de Sénégalais dans ce projet et troisièmement, on leur donne le terrain en bail parce que nous n’avons reçu aucun sou. Même si les promoteurs me disent qu’ils ont mis 10 milliards de francs Cfa. Je leur ai demandé où sont ces 10 milliards. Mais depuis que nous sommes à l’intérieur du dispositif, nous savons où est passé cet argent. Je sais maintenant pourquoi les gens ont des difficultés à leur refuser certaines choses. Ils les tiennent. Effectivement, beaucoup d’argent a circulé. C’est cela la vérité’, a insisté le maire de Dakar.

Mais il n’y avait pas que la question du stade Assane Diouf qui était posée. Le problème des parking a aussi été évoqué par le maire de la capitale sénégalaise. ‘C’est ce problème que j’ai avec le ministère de l’Urbanisme.

Tout le monde sait qu’il y a des normes à respecter en matière de construction à Dakar. Aujourd’hui, les sept étages qu’on avait préconisés sont dépassés allègrement. Et c’est le ministère de l’Urbanisme qui délivre des dérogations. Donc, je refuse de signer. J’ai quelques parapheurs qui attendent depuis un mois. Quand quelqu’un veut faire 7 étages et que nous n’avons pas 3 paliers de parking, ce n’est pas la peine. Il faut qu’on en revienne aux normes. S’il y une ville où il y avait beaucoup de règles et de normes, c’était bien Dakar. Et le président Léopold Sédar Senghor doit être malheureux là où il est aujourd’hui. Tout va à veau-l’eau’, a souligné M. Sall. Aussi, ce dernier compte-t-il sur le soutien du secteur privé pour régler ce problème. ‘Mais, nous ne pouvons régler ce problème que si nous réussissons à construire des parking à Dakar. Nous sommes prêts à bâtir un partenariat public-privé. Déjà avec quelques uns de vos collègues du secteur privé, nous réfléchissons à mettre en place un parking derrière le Port autonome de Dakar, là où se trouve la station qui appartient au port. Nous pensons aussi à faire des parking en hauteur parce que tout le monde sait que le sous-sol de Dakar n’est pas approprié. Nous avons des terrains que nous pouvons mettre à la disposition du secteur privé pour faire des parking. Nous avons reçu des offres concernant les parking. Mais elles viennent de l’extérieur. Nous n’avons pas reçu celles des sociétés de droit sénégalais. Il serait bon que les partenaires privés sénégalais puissent s’impliquer’, a-t-il souligné.

Khalifa A. Sall a, également, posé le problème du nettoiement. ‘Si un privé est prêt à parrainer un quartier, nous sommes prêts à lui accorder toutes les facilités en publicité. Nous sommes prêts à bâtir un partenariat de cette nature parce que nous pensons que c’est par l’exemple qu’il faut agir’, a-t-il indiqué.

Idem pour les feux de signalisation. Là aussi, le maire de Dakar a déclaré avoir reçu des appels d’offre de l’extérieur. Mais, il a déploré le fait qu’il n’y ait pas encore d’offre sénégalaise. Aussi a-t-il invité le secteur privé à s’impliquer dans ce projet.

Des invitations qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd puisque le président du Cnp a manifesté la disponibilité de son organisation à aider, dans le cadre d’un partenariat, la mairie à réaliser ses projets.

AVEU DU MAIRE DE DAKAR : ‘Les 4 C constituent un imbroglio terrible’

‘Les 4 C, c’est une montagne russe. La mairie de Dakar y a mis 3 milliards. C’est un imbroglio terrible !’, a dénoncé le maire de la ville de Dakar. ‘Nous sommes en train de mettre de l’ordre. Mais nous voulons que les privés viennent s’y impliquer. Les gens qui sont autour de ce centre ont construit 6 000 m2 sur les 22 000 m2. Concernant les 14 000 m2 qui n’avaient pas été utilisés, un des partenaires l’a pris pour lui. Ils ont mis une hypothèque de 9 milliards sur les 6 000 m2. Dans deux mois, nous aurons dénoué tout cet imbroglio juridico-affairiste’, a ajouté M. Khalifa Ababacar Sall lors de sa rencontre avec le Conseil national du patronat (Cnp).

M. Sall a en outre mis en garde les commerçants du marché Sandaga contre les risques d’accident qu’ils encourent. ‘Le marché Sandaga va être un deuxième Joola. Si les commerçants ne sortent pas de là-bas, nous allons vers la catastrophe d’ici six mois’, a-t-il prédit. Et il pense que l’éducation à la culture urbaine peut servir à quelque chose. ‘Il nous faut une culture urbaine. C’est pourquoi nous sommes en train de travailler avec des sociétés de communication pour entamer une éducation à la citoyenneté et à la culture urbaine’, a-t-il indiqué.

Le maire de Dakar n’a pas manqué de soulever aussi la question de l’occupation des trottoirs. ‘Le vrai problème, c’est de reconquérir les trottoirs. Quand nous étions au marché Kermel, et dans les autres marchés, nous leur avons dit que nous ne pouvons pas continuer à avoir des trottoirs encombrés. Le plus vilain spectacle, ce sont les tables. Si vous vous promenez la nuit à Dakar, vous verrez ces tables vides superposées. C’est un spectacle hideux’, a-t-il déploré. ‘Le combat sera progressif. Nous allons essayer d’enlever les tables. Nous allons leur trouver des sites de recasement pour les fixer. Il serait très difficile de les faire partir si nous n’avons pas où les mettre’, a conclu Khalifa Ababacar Sall.

Ndakhté M. GAYE 
Source: Walf Fadji

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