Le maire de Dakar à la Confédération des employeurs du Sénégal

Publié le par Actions Concrètes ak Khalifa SALL

Reformater l’esprit citoyen pour une gestion participative et donner au secteur privé une place dans la vie de la collectivité, telle, est en substance le discours prononcé par le maire de Dakar, M. Khalifa Sall qui a rendu visite aux chefs d’entreprises affiliés à la Cnes. Il a annoncé sa volonté de casser le contrat qui lie la ville à la société Véolia.

Pour la promotion de l’entreprise nationale. M. Mansour Cama président la Confédération des employeurs du Sénégal (Cnes) qui recevait hier le maire de Dakar, Khalifa Sall, a interpellé le nouveau maire sur le paiement de la dette intérieure.

En effet, des chefs d’entreprises avaient travaillé avec la mairie de Dakar, qui avait pris des engagements, mais ils n’ont pas été payés. Mais Khalifa Sall se dit «décidé à payer toutes les dettes de la ville d’ici décembre. Nous voulons mettre en place un programme quinquennal et nous voulons nous débarrasser de toutes nos dettes». Il soutient par ailleurs, que «les 2/3 sont des dettes de l’Anoci qui représentent 6 milliards de francs Cfa, et concerne l’éclairage public. Nous sommes en train de payer des dépenses non mandatées.»

Le président du syndicat patronal a soutenu dans son discours de bienvenue, après les félicitations habituelles que «nous avons toujours développé le renforcement des collectivités, mais jusqu’à présent, cela n’a pas été fait de manière méthodique. Mais nous espérons y arriver à Dakar et dans les environs». Pour M. Cama «le rôle d’impulsion de la mairie n’a de sens que s’il y a de nouvelles politiques urbaines et nous sommes prêts à mener des démarches équitables et conjointes».

Les projets concernant l’éclairage public, le nettoiement de la ville, la sécurité, le maire veut que ces projets «soient tenus par des Sénégalais». Il se dit prêt «à bâtir un partenariat nouveau». D’ailleurs, pour la question du nettoiement de la ville, il est étonné du montant de 10 milliards de francs Cfa, dont 5 milliards, rien que pour le nettoiement des quartiers de Plateau et de la Médina et les 5 autres pour les autres zones. «Nous allons casser le contrat de Veolia. Notre conviction est de faire confiance aux Sénégalais. Car, le nettoiement c’est une affaire de rue, de maison, de quartier. Nous allons faire une politique de participation avec une bonne éducation citoyenne. Ce sera difficile, mais il faut oser. Nous allons bâtir une conscience citoyenne urbaine. Le nettoiement de la région du Cap-vert a toujours coûté 5 milliards de francs Cfa.»

Le budget de la Mairie est d’environ 44 milliards de francs Cfa, dont 6 milliards provenant de l’Agence française de développement (Afd), ainsi que 10 milliards de dettes, sans oublier la masse salariale. Dans le nouveau programme quinquennal de la ville de Dakar, il y aura la promotion d’un partenariat public-privé. «Car nous sommes conscients que la ville n’a pas les moyens de se développer toute seule. Nous voulons travailler par objectifs et au moment de rendre compte, que chacun puisse prendre ses responsabilités. Nous voulons que tout ce que nous allons faire soit connu et assumé par les Dakarois», affirme-t-il. «Une gestion participative et implication des populations dans tout ce que nous allons faire.» Des consultations citoyennes seront entamées.

La mairie de Dakar va aussi réfléchir sur un mobilier urbain. Mettre en place un milliard dans chaque commune d’arrondissement.  Mettre une stratégie de lutte contre la pauvreté. Elle nourrit des ambitions dans le domaine de l’aménagement de son territoire. Un réaménagement qui passe par le règlement des problèmes de sécurité et d’éclairage. «Nous héritons d’un projet d’éclairage public de 22 milliards de francs Cfa et la ville est toujours sombre. Comment peut-on avoir mis tout cet argent pour l’éclairage et la ville est toujours aussi sombre et il n’y a aucun contrat d’entretien.

Nous voulons que ce soient des sociétés sénégalaises qui y travaillent, nous voulons que ce soit le secteur privé qui y participe.» Le problème de Sandaga ne sera pas occulté. D’ailleurs le nouveau maire de Dakar, demande aux chefs d’entreprises qui n’ont pas encore visiter Sandaga de le faire. «C’est un futur Joola». Dans la foulée, khalifa Sall annoncera qu’il a hérité de 250 véhicules dont seuls 60 fonctionnent. Et si les mécaniciens pourront bénéficier de sites pour installer des garages, les carcasses de voitures, seront mises en mer, pour favoriser la régénération du poisson par la création de récifs artificiels.

Par Safiétou KANE

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