KHALIFA SALL SUR LES RETROUVAILLES TANOR, NIASSE, DJIBO, ROBERT, MBAYE JACQUES… « C’est un problème de personne et de positionnement… les responsables doivent faire preuve de dépassement »

Publié le par Actions Concrètes ak Khalifa SALL

C’est en marge de la journée d’études de la 10ème Coordination du Parti socialiste à Grand Yoff, que le secrétaire général de cette coordination et non moins membre du bureau politique du Ps, s’est prononcé sur les retrouvailles des responsables du Ps. Avec une totale liberté de ton et de parole, Khalifa Sall a laissé entendre que des actes sont en train d’être posés pour regrouper à nouveau les héritiers de Léopold Sédar Senghor. Non sans révéler que le véritable problème entre ses responsables est un problème de personne. Niasse, Djibo, Robert, Mbaye Jacques…ont un problème avec la personne d’Ousmane Tanor Dieng.

Une fois encore, la base a exprimé le souhait de revoir les responsables socialistes se retrouver. Qu’en pensez-vous ?

C’est un plaisir que de l’entendre. La base est composée de militants authentiques. Elle souffre beaucoup de la dispersion des forces au sein du parti socialiste. Effectivement, nous sommes dans cette dynamique. Parce que nous partageons les préoccupations de nos camarades. Et nous pensons que c’est notre union qui fera notre force. Et nous allons mettre en demeure les responsables pour aller voir tout le monde, et voir dans quelles mesures nous allons nous retrouver.

A ce jour, est-ce qu’il y a des pas qui ont été posés dans ce sens ?

Mais bien sûr. Mais vous savez qu’on ne dit pas ces choses. C’est quand ça aboutit qu’on en parle. Mais si ça échoue, on sait au moins qu’on a essayé.

Selon vous, où peut se trouver la difficulté dans ces grandes retrouvailles préconisées par les militants de base du Ps ?

Le vrai problème, tout le monde le sait. Quand je suis à la base, je cesse d’être le responsable membre du bureau politique et je deviens Grand Yoffois. Donc, je retrouve ma liberté de ton et de parole. Je considère que ce que les militants ont dit c’est ce qui est juste. Qu’on ne se le cache pas, c’est un problème de personne. Et un problème de positionnement. Ce n’est même pas un problème de stratégie ou autre. Nous pensons, nous espérons et nous souhaitons que nos grands responsables feront l’effort du dépassement. En tout cas, nous allons les y conduire.

Derrière cette journée d’études de la 10ème Coordination du Parti socialiste de Grand Yoff, sur le développement de Grand-Yoff, on voit une campagne locale déguisée, est-ce le cas ?

Chacun en aura sa lecture. Mais ce que nous voulons faire aujourd’hui, puisque nous sommes et vivons à Grand Yoff, c’est réfléchir sur le devenir de Grand Yoff avec les Grand Yoffois. A cette rencontre organisée par Mamadou Mbaye qui est le directeur du séminaire, nous avons convié toutes les composantes de la population : Société civile, Asc, groupements d’épargne, structures d’encadrement, Enda, Pamécas, politiques…On veut discuter de Grand yoff. Cette discussion est adossée à une expérience de gestion de Grand Yoff. Nous avons eu à assumer le devenir de Grand Yoff. Nous avons un bilan. Nous l’avons apprécié. Il s’agit de nous projeter sur les 10, 15 prochaines années. C’est tout le sens de cette journée.

On voit aussi que vous avez associé la société civile, seriez-vous en train de mettre en œuvre cette recommandation faite par la base du Ps à propos des prochaines élections locales ?

Absolument. Pour la concertation à propos des locales, le parti s’est ouvert à la base et à la société civile. Je rappelle que même en 1996 déjà, nous avions mis des éléments de la société civile dans notre équipe. Nous allons reconduire ça. Parce que c’est ça qui est bon. La gestion locale n’est pas une gestion partisane. C’est une gestion des problèmes de la base et des localités. Donc, ce sont toutes les composantes qui doivent être impliquées, en termes de concertation, mais aussi pour qu’elles mettent la main à la pâte. C’est notre politique. Et nous sommes confortés par les décisions de la base.

A votre avis, quels sont les véritables problèmes de la population de Grand Yoff ?

Grand Yoff est un village, et la deuxième agglomération de Dakar, après les Parcelles assainies. Et c’est une population démunie et de démunis. Comme j’ai dit aux camarades tout à l’heure, il faut qu’on élargisse la réflexion. Est-ce que nous devrions accorder la priorité aux infrastructures après tout ce qu’on a fait de 1996 à 2000, ou devrions-nous désormais mettre le curseur sur la promotion socio- économique ? C’est le dilemme que les assises vont trancher. Si on me suit, on va donner la priorité à la satisfaction de la demande sociale, à l’accompagnement des populations dans leur quête d’un mieux-être. Parce qu’aujourd’hui c’est une cité de choix, c’est une population jeune, il n’y a pas de moyens, il faut les accompagner. Nous avons des problèmes de santé, des problèmes sociaux, des problèmes économiques. Je crois que c’est ça la priorité et c’est un des points faibles de notre bilan.

Auteur: Latir MANE    

Publié dans Interviews

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